Ch1 : 1860 – 1906 Les mutations culturelles : Jean-Baptiste Cesbron

J'ignore quels sont les auteurs de ces images dont je possède pour une partie les plaques de verre. J'ai retrouvé une chambre Ernemann Heag VII 9x12 avec un objectif Carl Zeiss Jena Tessar f4.5 12cm. Fabriquée semble-t-il de 1904 à 1926. https://www.yumpu.com/de/document/read/3722383/reprints-aus-dem-photographica-verlag. Cet appareil fut utilisé jusqu'en 1943.

Jean-Baptiste Cesbron fit construite en 1906 « Hautefeuille » par l’architecte Guibert, ami de la famille.

La propriété acquise en 1905, s’étend sur un hectare en limite nord ouest de la ville de Nantes, au 12 avenue du Calvaire en Grillaud. Elle est boisée d’arbres centenaires, et parcourue par un petit affluent de « La Chezine », qui, quand il déborde inonde le fond de la propriété. On y fait construire un tennis, une serre, et une orangerie.

Les salons (le grand et le petit) donnent sur le parc. A l’arrière, la cuisine, le hall d’entrée et un bureau. Entre, d’un côté la salle à manger, austère, à l’ombre des arbres, jouxtant la cuisine, de l’autre le grand escalier. A l’étage, les chambres de Monsieur, Madame et des enfants. Deux salles de bain. Au dessus les greniers et la chambre pour la domestique.

En 1906, Jean-Baptiste est marié à Margueritte Bretonière depuis 19 ans. Le couple a quatre enfants: trois filles (Madeleine née en 1889, Jeanne en 1891, Marie en 1896) et le petit dernier Jean né en 1901.

Jean-Baptiste nait en 1858. Il fait ses études secondaires au Lycée Notre Dame de Bonne Nouvelles à Beaupréau. Bachelier es lettre en 1879, il se destine aux études de pharmacie qui commencent par un stage officinal de deux ans, comme apprenti. Il rentre à la pharmacie Besnier à Nantes, et écourte son stage de neuf mois. Il est diplômé de la faculté de Bordeaux, avec la mention très bien en novembre 1885 à l’âge de 25 ans.

En 1885, il s’associe à Monsieur Mercier pharmacien 14 rue Crébillon à Nantes et est nommé l’année suivante en avril 1986, suppléant de la chaire d’histoire naturelle à l’école de pharmacie de Nantes. En Octobre 1889 il est nommé pharmacien suppléant de l’ hospice général et du sanatorium de Nantes. En 1890, à 30 ans, il devient seul propriétaire de la pharmacie, et figure au 33ème rang des premiers abonnés à l'électricité à Nantes, le 22 juillet 1891.

En 1887, il devient membre de la société nantaise d’horticulture et se marie à Laval en l’église de la Trinité. Lui a 29 ans. Elle 23. On ignore comment ce fils de maréchal ferrant au Fuillet, rencontre la fille d’un riche industriel de Laval, Louis Bretonière.

Le couple s’installe au 6 rue Bouchaud, à Nantes juste derrière l’avenue Calvaire en Grillaud, et mène une existence bourgeoise.

Les cousins Oiry ont perdu leur père en 1905.

Marie-Louise Oiry vit à Ancenis avec sa mère "Tante quatre mains". Ce fut mon premier voyage en chemin de fer (à vapeur) avec ma grand-mère. Marie-Louise est restée célibataire. Elle accueillit en 1939 un polonais de l’armée en déroute. On se souvient de prières collectives au cours desquelles Marie-Louise adjurait le Christ de sauver la Pologne. On sait que cela finit par marcher, mais 45 ans plus tard, parceque après Hitler ces pauvres polonais ont du subir Staline: mieux vaut tard que jamais.

Jean Oiry à 19 ans quitta Ancenis pour Paris.

Pierre le troisième cousin épousa en avril 1921 à Toulouse, Annick Partiot. En effet, Pierre fit des études supérieures et intégra Navale. Marin traditionnel, il était anti-britannique. Capitaine de vaisseau en 1942, il participa au sabordage de la flotte. Cet engagement mit fin prématurément à sa carrière militaire en 1944. Mis à la retraite avec la sole de vice amiral mais sans le grade, il fut engagé à Air Liquide et émigra au Japon, où deux de ses trois filles, Jacqueline et Odile trouvèrent leur mari, respectivement Philippe Simon (HEC) et Jean Février (ENA). Ce dernier ayant passé quelques temps à Buchenwald. La troisième fille Bernadette épousa à Abidjan, Didier Larère.